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Dian Fossey est la femme qui a sauvé les gorilles de montagne de l’extinction. Son nom est indissociablement lié aux volcans Virunga, où elle a travaillé de 1967 à 1985 à l’étude et à la protection des gorilles sauvages dans la zone frontalière du Rwanda, de l’Ouganda et de la République Démocratique du Congo. Sa vie, ses contributions scientifiques et sa mort tragique sont le sujet du livre et du film mondial Gorilles dans la brume.

Jeunesse et vocation

Dian Fossey est née le 16 janvier 1932 à San Francisco, en Californie. Sa première carrière l’avait menée vers l’ergothérapie. C’est en 1963, lors d’un voyage en Afrique et dans les volcans Virunga, qu’elle rencontra le célèbre paléoanthropologue Louis Leakey, qui l’encouragea plus tard à entreprendre des recherches de terrain à long terme sur les gorilles.

Le Centre de Recherche de Karisoke

En 1967, Fossey établit sa station de recherche, le Centre de Recherche de Karisoke, dans la zone frontalière du Rwanda. Elle vécut dans des conditions primitives à plus de 3 000 mètres d’altitude dans la forêt de montagne brumeuse, consacrant des années à habituer des familles de gorilles afin qu’elles puissent être étudiées sans déranger les animaux. Sa méthode d’observation directe à long terme était révolutionnaire.

Contributions scientifiques

Fossey identifia les gorilles individuels grâce à leurs empreintes nasales uniques — une technique encore utilisée aujourd’hui. Elle documenta des comportements tels que le deuil, le jeu, le leadership et l’agressivité, rendant les gorilles plus proches de l’humanité pour un large public. Ses recherches démontrèrent également que les gorilles sont des êtres fondamentalement pacifiques.

Lutte contre le braconnage

Parallèlement à ses travaux scientifiques, Fossey devint une combattante acharnée contre le braconnage des gorilles. Elle détruisait des pièges, confrontait des braconniers et militait pour des lois plus strictes. Son approche radicale fit d’elle une figure controversée mais permit de sauver la vie de nombreux gorilles.

Sa mort et son héritage

Le 26 décembre 1985, Dian Fossey fut retrouvée morte dans son camp de Karisoke, assassinée par un auteur inconnu à ce jour. Elle fut enterrée aux côtés de Digit, le gorille qu’elle avait le plus aimé. Sa tombe à Karisoke au Rwanda est un lieu de pèlerinage pour les défenseurs des gorilles du monde entier.

L’œuvre de Fossey est poursuivie par le Dian Fossey Gorilla Fund International. Grâce à son héritage, la population de gorilles de montagne est passée d’environ 250 individus à plus de 1 000 au cours des quarante dernières années.